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Les cicatrices de la guer
 

Les Mémoriaux Français


 

 Le Monument aux morts de Guillemont

 

Il fut inauguré le  dimanche 17 mai 1931, en présence  de nombreuses personnalités, dont Monsieur Simonens, Maire  de la ville anglaise de Hornsey, marraine de la commune de Guillemont, du Sous- Préfet, du  Maire du village et de nombreux Maires des villages environnants .

C’est la vente aux autorités militaires anglaises d’un terrain d’une superficie de 25m2 sur la place de l’église, pour l’élévation d’ un monument commémoratif irlandais, qui permit  la construction du monument aux morts français.

Il est l’œuvre d’un sculpteur albertin. Sur son pourtour sont gravés les noms des victimes civiles et militaires des deux guerres mondiales.

A noter que le nom du soldat Marcel Cabuzel figure aussi sur le monument aux morts de la commune d’Athies , son village de résidence .

 

 

       

 

 


 

            Le Monument nantais

 

Ce monument a été élevé à la mémoire des  soldats nantais du 265e Régiment d’infanterie et de leur officier, le capitaine Fockedey.

Le 265e Régiment appelé aussi le régiment Rose (du nom de son commandant), était composé de deux bataillons (n°5 et n°6), rassemblant des réservistes de Bretagne et de Vendée.

Engagé dans les combats du 28 août 1914 aux alentours de Ginchy et de Guillemont, le régiment  y subit de lourdes pertes.

Chefs et troupe rivalisèrent de bravoure. Une citation a consacré le souvenir du soldat Séveno qui, la cuisse traversée d’une balle, refusat de se faire panser et s’élançat en avant , à la baïonnette, à la tête de ses camarades.

Après ces violents combats, le régiment dut se replier sur Albert.

Les morts du 265e régiment d’infanterie furent inhumés par les habitants du village, dans une fosse à pulpes, faisant office de fosse commune, à l’endroit où fut érigé le monument.

       

    

 


Cimetière militaire anglais


 

Guillemont road cemetery

 

 Le village  de Guillemont était un point stratégique important dans le Système de défense allemand. Liberé pour la premiére fois , le 30 Juillet 1916 ,  par le 2nd Royal Scots Fusiliers, celui-ci doit peu de temps après l’abandonner. Le 8 août, c’est le 55th  West Lancashire Division qui engage le combat  pour l’abandonner à son tour. Le 18 août, c’est la 2e division qui atteint Guillemont, le 3 septembre le village est libéré par la 20thLight Division et la 16th Irish Division. Reperdu en 1918, la 18th Eastern  et 38th  Welsh  le libéreront définitivement le 29 août.Guillemont Road Cemetery (Cimetière de la route de Guillemont), était aussi appelé Cimetière du bois des trônes, et fut créé par les unités combattantes britanniques, principalement par la Guards  Division, et la Field Ambulance. Fermé en mars 1917, il contenait alors 121 tombes, et plusieurs monuments commémoratifs régimentaires. Réouvert après l’armistice de 1918, il s’agrandira en recevant les sépultures de 2139 combattants, principalement les corps des soldats tombés sur les champs de bataille situés aux alentours de Guillemont (combats de juillet et de septembre 1916.

Trente neuf corps ont été enlevés dans des cimetières français pour être inhumés à Guillemont ; Principalement dans le cimetière militaire français d’Hardecourt au Bois. Couvrant une superficie de 8344 mètres carrés, Guillemont Road Cemetery contient 1523 tombes de soldats inconnus. Des monuments commémoratifs spéciaux sont élevés à la mémoire  de huit soldats supposés appartenir à l’armée britannique.

 

Tombes de combattants célèbres

 

Raymond Asquith : du 3rd Grenadier Guards, mort d’une blessure à la poitrine pendant l’attaque de Ginchy, le 15 septembre 1916, à l’age de 37ans. Fils du 1e Ministre du Royaume Unis (ministre de 1908 à 1916).

 

2nd Lt. William Alexander Stanhope Forbes: du 3rd Bn. Duke of Cornwall's Light Infantry. Mort le 3 septembre 1916 à l’age de 23 ans.  Fils de Stanhope Alexander Forbes, un des fondateurs du  Newlyn School of Art.Le Lt Forbes était un étudiant de la Royal Architectural Association.

 

Lt. The Hon. Edward Wyndham Tennant: du  4th Bn. Grenadier Guards. Tué par la balle d’un tireur embusqué le 22 septembre 1916, à l’age de 19 ans. Fils d’Edward Priaux, premier Baron de Glenconner. Poète talentueux, il était avec Raymond Asquith, un membre correspondant de Rupert Brooke.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


        Les Mémoriaux Anglais


    Le Mémorial de la 18e  Irish Division

 

A 1500 mètres de Guillemont se trouve le bois des Trônes.

Dans ce bois se livrèrent, pendant la première quinzaine de juillet  1916, des combats acharnés entre Britanniques et Allemands.

La lutte s’y poursuivit presque sans interruption du 8 au 14 juillet.

Le bois changea sept fois de mains. Les Allemands disent même qu’il fut perdu puis  repris par eux dix-huit fois de suite. De part et d’autre, le courage fut éclatant et les pertes sanglantes. Longtemps, la progression britannique fut arrêtée par un blockhaus bétonné d’où les mitrailleurs allemands tiraient sans discontinuer, par les fentes de l’ouvrage, sur les colonnes assaillantes. Un bataillon du Royal West Kent, cerné dans la corne nord-est, resta isolé pendant quarante-huit heures ; il repoussa sans céder un pouce de terrain, de multiples et furieux assauts.

Une pyramide  fut élevée par les britanniques à la mémoire des officiers et soldats de la 18e division morts dans les combats de la Somme de 1916 à 1918.

Coïncidence, la 18e  Division qui avait  capturé le bois des Trônes au matin du 14 juillet 1916 participa à sa reconquête en septembre 1918.

 

     

 


 

Monument Commémoratif  de la 16e Irish Division

 

La seizième division irlandaise prit part à la bataille de la Somme en septembre 1916.

Le 3 septembre, elle libère Guillemont et prend d'assaut le village de Ginchy le 9 septembre. 

Les pertes de la division dans les deux batailles furent de 263 officiers et de 4091 autres gradés, soit un total de 4354 morts.

En février 1917, le commandant de la division, le général Sir William Hickie, fit fabriquer une croix en bois ornée de motifs celtiques.

Elle était d'environ 3m90cm de haut et avait été fabriquée à partir d'un faisceau d'orme qui provenait d'une  ferme française ruinée. Elle fut érigée entre les champs de batailles de Guillemont et de Ginchy.
Mais cette terre fut prise par les Allemands lors de leur attaque de mars 1918.

La croix résista jusqu'en 1926, date à laquelle elle fut remplacée par une croix similaire faite de granite irlandais et placée devant l'église de Guillemont .

 

 

     

 

 


 

Monument de la 20e Division Légére

 

La 20e division légére britannique était composée de sept régiments.

Elle captura Guillemont le 3 septembre 1916, après sept assauts menés sans succés, par sept autres divisions. Cette victoire a contribué à la prise de Péronne et Bapaume, en février 1917. Une bataille sanglante ou, en vingt quatre heures, la 20e division  perdit à Guillemont plus de 2 000 hommes. En son sein la 59e brigade perdit 900 soldats au cœur des combats sur un effectif de 1600.

 

Le monument commémoratif original La colonne , en forme d’obélisque , fut détruit le 10 novembre 1992, le nouveau monument est constitué de la plaque commémorative et de la couronne de lauriers en bronze de l’ancien mémorial.

 

la colonne

 

Le nouveau mémorial 

 

 


 

Mémorial du soldat

George Futvoye Marsden-Smedley

 

Envoyé sur le front le 12 Juillet 1916, juste avant son 19e anniversaire, le Lieutenant Futvoye Marsden- Smedley, attaque le 18 Aout 1916 avec sa section, la gare de Guillemont. Après avoir été sous les obus toute la journée, ils passent le parapet, et George seul, se charge d’attaquer une mitrailleuse qui avait empêché l’avance de sa compagnie.Après avoir tué un allemand et lancé une grenade, il fut tué par un officier qui avait relevé un servant de la mitrailleuse.George Marsden- Smedley gisait, mort, sur la pile des sacs de sable.Quatre autres subalternes ont aussi payé de leurs vies ce jour là, et les corps de tous ont été identifiés, tous, sauf George qui n’a jamais été retrouvé.

 

En 1920 les parents de George ont acheté un petit bout de terre à un paysan, à l’endroit qu’ils croyaient être l’emplacement où leur fils avait été tué. Ils voulaient préserver cet emplacement pour toujours.

 

Il n’y a rien de spécial dans cette histoire. Il était une victime parmi  des milliers dans cette guerre, où pour la première fois des armes de destruction massive ont été utilisées.Le jeune George Futvoye Marsden-Smedley, 19 ans, a été tué comme quantité d’autres jeunes gens en cet Eté de chaleur torride dans la Somme en 1916.Tous ces morts, ces blessés, faisaient partie de ce sordide épisode de l’histoire de l’armée britannique qui étaient déployés à travers le « Western Front » dans les tranchées en tous sens à travers la campagne française de la Somme.Beaucoup de ces jeunes gens appartenaient à la classe ouvrière et la tragédie de cette bataille était encore intensifiée par le fait, que la plupart étaient des volontaires de l’armée de Kitchener, partis avec leurs copains s’engager pour ce qu’ils croyaient être une aventure.L’histoire de George est différente de celle de beaucoup de ces jeunes gens sous ses ordres, par ce qu’il avait tout à perdre. Il avait de l’argent, une position enviable dans la société, il avait un avenir doré. Cette victoire sur les Huns a seulement précipité la fin de l’Empire, et avec lui les jours heureux d’Alcyons des familles comme les Marsden-Smedleys.

Quelle que soit la différence de vie entre les hommes, la guerre ne distribue pas de privilèges. Face à la mort il n’y a pas de différence de classe, il n’y a pas de gloire dans une guerre.C’est la raison pour laquelle nous devrions nous souvenir de George Marsden-Smedley.

 

Le lieutenant  George

Futvoye Marsden-Smedley

Envoyé  

 

Le mémorial