Les Mémoriaux Anglais
Le Mémorial de la 18e Irish Division
A 1500 mètres de Guillemont se trouve le bois des Trônes.
Dans ce bois se livrèrent, pendant la première quinzaine de juillet 1916, des combats acharnés entre Britanniques et Allemands.
La lutte s’y poursuivit presque sans interruption du 8 au 14 juillet.
Le bois changea sept fois de mains. Les Allemands disent même qu’il fut perdu puis repris par eux dix-huit fois de suite. De part et d’autre, le courage fut éclatant et les pertes sanglantes. Longtemps, la progression britannique fut arrêtée par un blockhaus bétonné d’où les mitrailleurs allemands tiraient sans discontinuer, par les fentes de l’ouvrage, sur les colonnes assaillantes. Un bataillon du Royal West Kent, cerné dans la corne nord-est, resta isolé pendant quarante-huit heures ; il repoussa sans céder un pouce de terrain, de multiples et furieux assauts.
Une pyramide fut élevée par les britanniques à la mémoire des officiers et soldats de la 18e division morts dans les combats de la Somme de 1916 à 1918.
Coïncidence, la 18e Division qui avait capturé le bois des Trônes au matin du 14 juillet 1916 participa à sa reconquête en septembre 1918.
Monument Commémoratif de la 16e Irish Division
La seizième division irlandaise prit part à la bataille de la Somme en septembre 1916.
Le 3 septembre, elle libère Guillemont et prend d'assaut le village de Ginchy le 9 septembre.
Les pertes de la division dans les deux batailles furent de 263 officiers et de 4091 autres gradés, soit un total de 4354 morts.
En février 1917, le commandant de la division, le général Sir William Hickie, fit fabriquer une croix en bois ornée de motifs celtiques.
Elle était d'environ 3m90cm de haut et avait été fabriquée à partir d'un faisceau d'orme qui provenait d'une ferme française ruinée. Elle fut érigée entre les champs de batailles de Guillemont et de Ginchy.
Mais cette terre fut prise par les Allemands lors de leur attaque de mars 1918.
La croix résista jusqu'en 1926, date à laquelle elle fut remplacée par une croix similaire faite de granite irlandais et placée devant l'église de Guillemont .
Monument de la 20e Division Légére
La 20e division légére britannique était composée de sept régiments.
Elle captura Guillemont le 3 septembre 1916, après sept assauts menés sans succés, par sept autres divisions. Cette victoire a contribué à la prise de Péronne et Bapaume, en février 1917. Une bataille sanglante ou, en vingt quatre heures, la 20e division perdit à Guillemont plus de 2 000 hommes. En son sein la 59e brigade perdit 900 soldats au cœur des combats sur un effectif de 1600.
Le monument commémoratif original La colonne , en forme d’obélisque , fut détruit le 10 novembre 1992, le nouveau monument est constitué de la plaque commémorative et de la couronne de lauriers en bronze de l’ancien mémorial.

la colonne

Le nouveau mémorial
Mémorial du soldat
George Futvoye Marsden-Smedley
Envoyé sur le front le 12 Juillet 1916, juste avant son 19e anniversaire, le Lieutenant Futvoye Marsden- Smedley, attaque le 18 Aout 1916 avec sa section, la gare de Guillemont. Après avoir été sous les obus toute la journée, ils passent le parapet, et George seul, se charge d’attaquer une mitrailleuse qui avait empêché l’avance de sa compagnie.Après avoir tué un allemand et lancé une grenade, il fut tué par un officier qui avait relevé un servant de la mitrailleuse.George Marsden- Smedley gisait, mort, sur la pile des sacs de sable.Quatre autres subalternes ont aussi payé de leurs vies ce jour là, et les corps de tous ont été identifiés, tous, sauf George qui n’a jamais été retrouvé.
En 1920 les parents de George ont acheté un petit bout de terre à un paysan, à l’endroit qu’ils croyaient être l’emplacement où leur fils avait été tué. Ils voulaient préserver cet emplacement pour toujours.
Il n’y a rien de spécial dans cette histoire. Il était une victime parmi des milliers dans cette guerre, où pour la première fois des armes de destruction massive ont été utilisées.Le jeune George Futvoye Marsden-Smedley, 19 ans, a été tué comme quantité d’autres jeunes gens en cet Eté de chaleur torride dans la Somme en 1916.Tous ces morts, ces blessés, faisaient partie de ce sordide épisode de l’histoire de l’armée britannique qui étaient déployés à travers le « Western Front » dans les tranchées en tous sens à travers la campagne française de la Somme.Beaucoup de ces jeunes gens appartenaient à la classe ouvrière et la tragédie de cette bataille était encore intensifiée par le fait, que la plupart étaient des volontaires de l’armée de Kitchener, partis avec leurs copains s’engager pour ce qu’ils croyaient être une aventure.L’histoire de George est différente de celle de beaucoup de ces jeunes gens sous ses ordres, par ce qu’il avait tout à perdre. Il avait de l’argent, une position enviable dans la société, il avait un avenir doré. Cette victoire sur les Huns a seulement précipité la fin de l’Empire, et avec lui les jours heureux d’Alcyons des familles comme les Marsden-Smedleys.
Quelle que soit la différence de vie entre les hommes, la guerre ne distribue pas de privilèges. Face à la mort il n’y a pas de différence de classe, il n’y a pas de gloire dans une guerre.C’est la raison pour laquelle nous devrions nous souvenir de George Marsden-Smedley.
Le lieutenant George
Futvoye Marsden-Smedley
Envoyé
Le mémorial