Les cicatrices
de la guerre
Abris et bunker
La première guerre mondiale est en majorité une guerre terrestre, l’infanterie des armées belligérantes va apprendre à vivre dans des conditions bien particulières pour survivre à la violence inouïe des combats.
La guerre de 14-18 se différencie des conflits précédents, par la brutalité des bombardements d’une artillerie dont la puissance et l’importance va s’accentuer dans les offensives qui se succéderont.
L’artillerie de campagne prédominante au début du conflit est adaptée à une guerre de mouvements, son rôle est de soutenir les troupes en mouvements lors des combats. Les canons de 75 mm français, comme les 77 mm allemands, et les 84 mm britanniques, sont les éléments constitutifs de cette artillerie mobile et polyvalente.
L’enlisement du conflit va changer la nature des combats. La guerre de position succède à la guerre de mouvements. Le fantassin doit maintenant apprendre à vivre dans les tranchées.
L’artillerie lourde devient omniprésente sur le champ de bataille. Des obus de différents calibre comme le 233 mm anglais, le 305 allemand, ou 400 français tombent parfois durant plusieurs jours sur les tranchées.
Pour se protéger de cet orage d’acier, le soldat s’enterre de plus en plus profondément dans le sol.
Le réseau de tranchée ne présente pas une protection suffisante contre les bombardements et les conditions météorologiques.
Seule la construction d’abris profonds va permettre aux soldats de se protéger des bombardements incessants.
Février 2009
Des travaux de terrassements ont mis à jour un bel exemple d’abris datant de la première guerre mondiale.
Composé de plusieurs tronçons de tôle, l’assemblage était réalisé à l’aide d’un ingénieux dispositif de serrage permettant un montage aisé et rapide de l’ensemble.
Recouvert de terre, ces abris de tôles offrent une bonne protection contre les éclats d’obus, mais restent inefficaces contre un tir direct.
Schéma de conception de l'abris 